" Tu vois, à chaque fois que je me suis soumise, que j'ai obéi, la vie m'a punie! A partir de ce soir-là, je n'ai plus lutté. Je n'avais plus de force. "

" Tu vois, à chaque fois que je me suis soumise, que j'ai obéi, la vie m'a punie! A partir de ce soir-là, je n'ai plus lutté. Je n'avais plus de force. "
Prend un ticket chéri et on en reparle. Parce qu'avant de m'atteindre, faudra bien réfléchir, faudra trouver des manières de convaincre, étaler tes arguments comme un tissu dans le rayon dont on doit faire des rideaux. Je ne suis pas légère en sentiments. Je troc toujours tout. Ma principale monnaie, c'est la confiance. Et pour le reste, il y a les cadeaux, pas les paquets, pas les joyaux, juste les petits mots, les attentions au coin d'une rue, la nouveauté comme une affamée. Je donne jamais rien si j'ai rien à gagner. Je n'offre ni mon coeur ni mon corps par pulsion, juste si tu donnes toi aussi, tout ce qu'il te reste. Je ne fais ni tombola, ni marchés au puces. Je ne brades pas mes émotions, je ne solde rien de mon âme. Mais je paye s'il faut apprendre, je paye pour qu'on me comble, telle une cliente de grand magasin que l'on se doit de satisfaire. Même pas par luxure, plus par expérience, par protection. Je détale si tes poches sont vides, si tu veux me ruiner, m'avilir, et je te vois venir. Je ne me laisse pas surprendre par ces escrocs du charnel, par les voleurs de baisers. Je les repère.S'ils s'approchent, les éviscèrent. Réfléchis avant de vouloir entrer chez moi, entrer en moi, si tu donne une fois, tu donne à chaque fois.
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 08:06

Modifié le mardi 14 juillet 2009 08:42

Someone New - SCALA

Someone New - SCALA
C'est un indigeste mélange d'émotions qui se torpillent les unes les autres. Comme si j'étais une indécelable petite bombe à retardement. Tout va trop vite et trop fort pour que je l'exprime, tout me surprend, tout me submerge. Il y a l'autre qui s'est installée sans que je ne la vois arriver et qui m'a, même s'il y a beaucoup de bien la dedans, dévastée pour une soirée ou un matin très court de lendemain de beuverie. C'est ton nouveau prétexte et mon définitif abandon dans cette farandole de phrases assassines. Il y a aussi cette nuit accompagnée comme jamais on ne l'aurait cru, car dépassé, car refoulé, espoir bafoué, pot d' amour depuis si longtemps vidé. Je ne nous voyais pas comme ça, et même si c'est loin déjà tout ça, c'était étrange d'être à dix centimètre de ton étreinte sans pouvoir la consommer. Et puis croiser cet autre, dans sa voiture rutilante les Rayban sur le nez, avec un boomerang de mots échangés et de regards trop directs, qui m'aura valu de connaître les sécrétions intérieures et dévastatrices. Que faisais-tu là ? C'est aussi la déception incontrôlable et sans aucune limite d'avoir pour la première fois, échoué. Echoué pour de bon, pas en sentiments, pas en calories, échoué en amour propre, en profondeur comme en surface, échoué dans tout ce qu'il y avait de cassable. Et d'habitude, je suis une fille qui n'échoue pas. Alors pardonnez-moi, je ne sais pas vous le dire. Je ne saurais pas comment faire, alors je ne dors pas, je papillonne d'une soirée à l'autre, de bière à champagne et en manque de tabac, là où personne ne demande de rendre des comptes. Et quand pas malheur, le lendemain, on me soutire des informations, je me love aux creux de mes draps avec un album de rock en chorale et je laisse filer. Je laisse les gens s'interroger, même croire un peu s'il en éprouvent le besoin,puis je m'extrais du cadre. J'en sors pour fuir toutes ces choses qui m'oppressent pour le moment. C'est provisoire, pas dérisoire, c'est aléatoire. J'ai le moral en montagnes russes. C'est trop d'un coup, et même si je suis résistante, même si d'accoutumée j'exprime comme je respire, je suis trop petite à côté de tout se qui se trame les chronomètres aux trousses. Et je ne veux pas, tant que la situation est telle, changer ne serait-ce qu'une once de mon comportement à l'égard de ces coups de tonnerre qui me foudroient.
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 08:44

Embrassez-moi // Eau Sauvage - C.D.

Embrassez-moi // Eau Sauvage - C.D.
" J'acceptais la loi de l'homme.
Elle me vient de loin, cette loi de l'homme.
Elle me vient d'un homme.
D'un homme qui m'a appris l'homme, l'attente de l'homme.
Je me souviens... je reniflais son odeur de loin, le soir, quand il venait m'embrasser dans mon lit de petite fille qui attendait, l'odeur de son eau de toilette qui approchait, envahissait l'entrée, puis le couloir, tournait à droite, à gauche pour venir s'épanouir au-dessus de mon lit.
Ou passait sans me voir rejoindre ma mère dans le salon.
J'attendais.
J'attendais toujours.
Le désir fou pour l'homme est né dans cette attente-là.
Dans ce vide-là. "
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 08:45

" L'émotion était un luxe qu'elle ne pouvait s'offrir. A chaque fois qu'elle était sur le point de succomber, elle bloquait tout. Clic, clac, elle fermait les écoutilles. Et ainsi, elle continuait à être de bon conseil pour elle-même. Elle restait sa meilleure amie. C'est le problème avec les émotions, elles vous torpillent. Vous tombez amoureuse et, tout à coup vous vous trouvez trop grosse, trop maigre, trop petits seins, trop gros seins, trop basse sur pattes, trop haute sur pattes, trop grand nez, trop petite bouche, dents jaunes, cheveux gras, stupide, ricanante, collante, ignare, moulin à paroles, muette. Vous n'êtes plus votre meilleure amie." K.P.

" L'émotion était un luxe qu'elle ne pouvait s'offrir. A chaque fois qu'elle était sur le point de succomber, elle bloquait tout. Clic, clac, elle fermait les écoutilles. Et ainsi, elle continuait à être de bon conseil pour elle-même. Elle restait sa meilleure amie. C'est le problème avec les émotions, elles vous torpillent. Vous tombez amoureuse et, tout à coup vous vous trouvez trop grosse, trop maigre, trop petits seins, trop gros seins, trop basse sur pattes, trop haute sur pattes, trop grand nez, trop petite bouche, dents jaunes, cheveux gras, stupide, ricanante, collante, ignare, moulin à paroles, muette. Vous n'êtes plus votre meilleure amie." K.P.
Cinq heures quarante deux. En guise de dernier réveil avant de se remettre au boulot. Cinq heures quarante deux car l'estomac qui tiraille. L'acidité qui rouge à l'intérieur, le pH trop faible pour réussir à lutter. L'acidité comme souvenir de cette vieille nuit blanche et tumultueuse. Cette nuit qui m'aura amoindrie et soumise. L'écho résonnant d'une aigreur ambiante. Ma corrosion interne. Symptomatique reflet d'une angoisse générale, d'un refus net d'avancer plus à présent. Monnaie sonnante d'une cris étouffé. Des envies de dégobiller plutôt que de dire " J'ai peur. Je ne veux pas y aller." Telle une veille de rentrée. Se dire " Je ne serai pas à la hauteur. Je vais passer pour une cruche." Se flétrir intérieurement plutôt que de voir le temps passer, pour éviter que trop vite ne sonne le glas des défaites, des ratés, des perdants, des laissés sur le carreau. De ceux qui, pas incompétence, n'auront pas été sélectionnés. Suc gastriques impertinents pour éviter d'avancer, ulcère gastrique en dernier recours.
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 08:47